{"id":20429,"date":"2025-11-27T08:50:06","date_gmt":"2025-11-27T13:50:06","guid":{"rendered":"https:\/\/notes.math.ca\/article\/robert-simson-au-canada\/"},"modified":"2025-11-27T08:54:46","modified_gmt":"2025-11-27T13:54:46","slug":"robert-simson-au-canada","status":"publish","type":"article","link":"https:\/\/notes.math.ca\/fr\/article\/robert-simson-au-canada\/","title":{"rendered":"Robert Simson au Canada"},"content":{"rendered":"<p>Deux courants des math\u00e9matiques modernes se sont rejoints dans l&rsquo;ouvrage de <a href=\"https:\/\/mathshistory.st-andrews.ac.uk\/Biographies\/Simson\/\">Robert Simson<\/a> intitul\u00e9 <a href=\"https:\/\/archive.org\/details\/bub_gb_9zyy5_X8Im4C\/page\/n1\/mode\/2up\"><em>The Elements of Euclid<\/em><\/a> [11] (Les \u00c9l\u00e9ments d&rsquo;Euclide), publi\u00e9 en 1756 : les efforts visant \u00e0 compiler des \u00e9ditions faisant autorit\u00e9 des <em>Elements of Geometry<\/em> d&rsquo;Euclide et l&rsquo;adoption des <em>Elements <\/em>d&rsquo;Euclide comme manuel universitaire, qui a supplant\u00e9 les ouvrages sur la g\u00e9om\u00e9trie pratique ainsi que les manuels de synth\u00e8se couvrant toutes les mati\u00e8res math\u00e9matiques standard. Simson (1687-1768, figure 1) a pass\u00e9 toute sa carri\u00e8re \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 de Glasgow, o\u00f9 il s&rsquo;est notamment efforc\u00e9 de restaurer les versions originales des ouvrages grecs anciens, en particulier les trait\u00e9s d&rsquo;<a href=\"https:\/\/mathshistory.st-andrews.ac.uk\/Biographies\/Apollonius\/\">Apollonius<\/a> (vers 262-190 avant J.-C.) et d&rsquo;<a href=\"https:\/\/mathshistory.st-andrews.ac.uk\/Biographies\/Euclid\/\">Euclide<\/a> (vers 325-265 avant J.-C.). Il pensait pouvoir d\u00e9duire ce que ces auteurs avaient dit avant que leurs mots ne soient corrompus par la copie et la traduction, principalement en utilisant les m\u00e9thodes de preuve de la Gr\u00e8ce antique connues sous le nom d&rsquo;analyse et de synth\u00e8se [2]. <em>The Elements of Euclid<\/em> ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s simultan\u00e9ment en anglais et en <a href=\"https:\/\/archive.org\/details\/euclidiselemento00eucl\/page\/n5\/mode\/2up\">latin<\/a> (figure 2), ce qui \u00e9tait l&rsquo;un des nombreux signes dans le texte indiquant que Simson se consid\u00e9rait comme un chercheur historique s\u00e9rieux.<\/p>\n<p>\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"252\" height=\"300\" src=\"https:\/\/notes.math.ca\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/Fig1-Simson-Hunterian-Gallery-252x300.jpg\" alt=\"\" srcset=\"https:\/\/notes.math.ca\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/Fig1-Simson-Hunterian-Gallery-252x300.jpg 252w, https:\/\/notes.math.ca\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/Fig1-Simson-Hunterian-Gallery-768x914.jpg 768w, https:\/\/notes.math.ca\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/Fig1-Simson-Hunterian-Gallery.jpg 839w\" sizes=\"(max-width: 252px) 100vw, 252px\" \/>\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<\/p>\n<h6><strong>Figure 1.<\/strong>\u00a0Portrait de Robert Simson peint en 1770 par William Cochrane d&rsquo;apr\u00e8s un portrait r\u00e9alis\u00e9 en 1746 par Peter De Nune. Galerie d&rsquo;art Hunterian, Universit\u00e9 de Glasgow, <a href=\"https:\/\/www.gla.ac.uk\/collections\/#\/details?irn=34906&amp;catType=C\">GLAHA:44313<\/a>.<\/h6>\n<p>Les \u00e9diteurs ult\u00e9rieurs d&rsquo;Euclide, tels que <a href=\"https:\/\/mathshistory.st-andrews.ac.uk\/Biographies\/Heath\/\">Thomas Heath<\/a> (1861-1940), ont reconnu la valeur du travail \u00e9ditorial de Simson, m\u00eame si son objectif ultime de recr\u00e9er fid\u00e8lement ces textes \u00e9tait irr\u00e9aliste, les versions les plus anciennes qui nous soient parvenues datant de plusieurs si\u00e8cles apr\u00e8s la mort de leurs auteurs. Les lecteurs de Simson \u00e9taient toutefois beaucoup plus int\u00e9ress\u00e9s par la mani\u00e8re dont <em>The Elements of Euclide<\/em> pouvaient changer l&rsquo;enseignement et l&rsquo;apprentissage de la g\u00e9om\u00e9trie euclidienne. Les exemplaires en anglais se vendirent imm\u00e9diatement en beaucoup plus grand nombre que ceux en latin, et en 1762, l&rsquo;\u00e9diteur commen\u00e7a \u00e0 commercialiser une version plus petite et moins ch\u00e8re, encore mieux adapt\u00e9e aux \u00e9tudiants de l&rsquo;enseignement sup\u00e9rieur et secondaire [4]. Le manuel a \u00e9t\u00e9 traduit en portugais, en espagnol, en fran\u00e7ais et en allemand, et il a \u00e9t\u00e9 r\u00e9imprim\u00e9 au moins 70 fois, dont 26 fois en Grande-Bretagne avant 1780 et 12 fois aux \u00c9tats-Unis au d\u00e9but du XIXe si\u00e8cle. De plus, on lui attribue le m\u00e9rite d&rsquo;avoir servi de point de d\u00e9part \u00e0 la plupart des autres \u00e9diteurs des <em>Elements<\/em> d&rsquo;Euclide jusqu&rsquo;au XXe si\u00e8cle [5].<\/p>\n<p>\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/notes.math.ca\/wp-content\/uploads\/elementor\/thumbs\/Fig2a-Simson-Elements-of-Euclid-1-rdao7skncsdeul8gvpavmkpw1w0ty02f1i23dimuf0.png\" title=\"Fig2a-Simson Elements of Euclid\" alt=\"Fig2a-Simson Elements of Euclid\" loading=\"lazy\" \/><br \/>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/notes.math.ca\/wp-content\/uploads\/elementor\/thumbs\/Fig2b-Simson-Euclidis-Elementorum-1-rdao28d0x2rc5nbacsrcdh8pitfnegzl9z3o5kvp8c.png\" title=\"Fig2b-Simson Euclidis Elementorum\" alt=\"Fig2b-Simson Euclidis Elementorum\" loading=\"lazy\" \/>\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<\/p>\n<h6><strong>Figure 2.<\/strong>\u00a0Les pages de titre en anglais et en latin de <em>The Elements of Euclid<\/em> (1756). Archive Internet.<\/h6>\n<p>On ignore quand le manuel de Simson est arriv\u00e9 au Canada. Les pr\u00eatres j\u00e9suites ont \u00e9t\u00e9 les premiers \u00e0 enseigner les math\u00e9matiques, \u00e0 l&rsquo;aide de livres et de manuscrits fran\u00e7ais, au Qu\u00e9bec aux XVIIe et XVIIIe si\u00e8cles [6]. Thomas Archibald et Louis Charbonneau ont rapport\u00e9 que la plupart des manuels de math\u00e9matiques en anglais \u00e9taient import\u00e9s de Grande-Bretagne et des \u00c9tats-Unis jusqu&rsquo;aux ann\u00e9es 1850, bien que quelques ouvrages d&rsquo;arithm\u00e9tique aient \u00e9t\u00e9 r\u00e9imprim\u00e9s au Canada. Ils ont \u00e9galement not\u00e9 qu&rsquo;un manuel anonyme de g\u00e9om\u00e9trie \u00e9l\u00e9mentaire en fran\u00e7ais, pr\u00e9par\u00e9 en 1853 pour le Coll\u00e8ge nautique du Canada, consistait en une traduction partielle du livre I des <em>Elements<\/em> d&rsquo;Euclide [3]. Des recherches dans les catalogues <a href=\"https:\/\/canada.on.worldcat.org\/\">Voil\u00e1<\/a>, <a href=\"https:\/\/bac-lac.on.worldcat.org\/discovery?lang=en\">Aurora<\/a> et <a href=\"https:\/\/onesearch.library.utoronto.ca\/\">University of Toronto<\/a> (UT) ont permis de d\u00e9couvrir plusieurs exemplaires imprim\u00e9s du volume complet de Simson datant du XVIIIe si\u00e8cle, dispers\u00e9s dans diff\u00e9rentes universit\u00e9s canadiennes, mais la plupart des archives n&rsquo;indiquent pas si ces livres ont \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9s pour l&rsquo;enseignement ou s&rsquo;ils ont \u00e9t\u00e9 acquis ult\u00e9rieurement par donation ou achat. Les notes de provenance sur deux des sixi\u00e8mes \u00e9ditions de 1781 de l&rsquo;UT, qui indiquent que l&rsquo;une a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9e par le politicien irlandais <a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Quintin_Dick\">Quintin Dick<\/a> (1777-1858) lorsqu&rsquo;il \u00e9tait \u00e9tudiant au Trinity College de Dublin et que l&rsquo;autre a \u00e9t\u00e9 offerte au politicien \u00e9cossais <a href=\"https:\/\/www.scottish-places.info\/people\/famousfirst1650.html\">Andrew Bannatyne<\/a> (1798-1871) par le math\u00e9maticien d&rsquo;\u00c9dimbourg <a href=\"https:\/\/mathshistory.st-andrews.ac.uk\/Biographies\/Stewart_Dugald\/\">Dugald Stewart<\/a> (1753-1823) en 1811 \u2014 sugg\u00e8rent que la plupart des volumes sont probablement arriv\u00e9s dans les biblioth\u00e8ques qui les conservent aujourd&rsquo;hui par ce dernier moyen d&rsquo;acquisition.<\/p>\n<p>Comme indiqu\u00e9 ci-dessus, bien que <em>The Elements of Euclid<\/em> soit rest\u00e9 une source importante pour l&rsquo;analyse savante des <em>Elements<\/em> d&rsquo;Euclide jusqu&rsquo;au d\u00e9but du XXe si\u00e8cle, il a \u00e9t\u00e9 progressivement supplant\u00e9 dans les cours de g\u00e9om\u00e9trie britanniques et am\u00e9ricains par <em>Elements of Geometry<\/em> de John Playfair (1795), les traductions des <em>\u00c9l\u00e9ments de g\u00e9om\u00e9trie<\/em> d&rsquo;Adrien-Marie Legendre (1794) et divers d\u00e9riv\u00e9s de ces manuels. Au milieu du XIXe si\u00e8cle, il \u00e9tait rare de trouver le livre de Simson dans une \u00e9cole secondaire ou un coll\u00e8ge. Il est donc remarquable que, peu apr\u00e8s la Conf\u00e9d\u00e9ration, deux \u00e9diteurs torontois aient \u00e9tendu l&rsquo;influence de Simson au Canada en r\u00e9imprimant deux manuels de g\u00e9om\u00e9trie du d\u00e9but du XIXe si\u00e8cle bas\u00e9s sur <em>The Elements of Euclid<\/em> [9 ; 13 ; figure 3].<\/p>\n<p>\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/notes.math.ca\/wp-content\/uploads\/elementor\/thumbs\/Fig3a-Young1871-rdaobi1ppc2hat40cx8rxpg69s3c915mjfwah2fawg.png\" title=\"Fig3a-Young1871\" alt=\"Fig3a-Young1871\" loading=\"lazy\" \/><br \/>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/notes.math.ca\/wp-content\/uploads\/elementor\/thumbs\/Fig3b-Potts1876a-rdaobqi9eue27arpziwf25bbm8xn6b37klrnsk2rcg.png\" title=\"Fig3b-Potts1876a\" alt=\"Fig3b-Potts1876a\" loading=\"lazy\" \/>\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<\/p>\n<h6><strong>Figure 3.<\/strong>\u00a0Pages de titre des \u00e9ditions canadiennes de l&rsquo;ouvrage <em>Euclid&rsquo;s Elements of Geometry<\/em> (Les \u00c9l\u00e9ments de g\u00e9om\u00e9trie d&rsquo;Euclide) de Young et Potts (1871 et 1876). Archive Internet.<\/h6>\n<p>On sait peu de choses sur Francis Young, si ce n&rsquo;est qu&rsquo;il \u00e9tait enseignant \u00e0 la <em>St. Edmund&rsquo;s School of Kingsbridge<\/em>, dans le Devon, en Angleterre, et qu&rsquo;il a produit au moins deux s\u00e9ries de manuels scolaires pour Routledge au milieu du XIXe si\u00e8cle : <em>Routledge&rsquo;s Educational Manuals<\/em> et <em>The Class and Home-Lesson Books<\/em> [12]. Il semble qu&rsquo;il s&rsquo;agissait de petits volumes de 65 \u00e0 80 pages. Le premier ouvrage \u00e0 para\u00eetre dans la section math\u00e9matique des <em>Routledge\u2019s Educational Manuals<\/em> \u00e9tait <em>Euclid\u2019s Elements of Geometry, Book I, Based on Simson\u2019s Text with Explanatory Remarks<\/em> (1858). La r\u00e9\u00e9dition de 1871 par James Campbell &amp; Son s&rsquo;ouvre sur un bref historique de la g\u00e9om\u00e9trie, indique \u00e0 tort que la date de publication des <em>Elements<\/em> d&rsquo;Euclide est 1758-1759 et la d\u00e9crit comme remplac\u00e9e par la \u00ab pr\u00e9cieuse \u00e9dition annot\u00e9e \u00bb de Robert Potts, qui r\u00e9appara\u00eetra ci-dessous [13, pp. iii-iv]. Le texte consacre plusieurs pages aux d\u00e9finitions et pr\u00e9sente les trois postulats et les 12 axiomes de Simson. De m\u00eame, les 48 propositions du Livre I sont pr\u00e9sent\u00e9es, mais les preuves sont r\u00e9organis\u00e9es en \u00e9tapes num\u00e9rot\u00e9es (figure 4).<\/p>\n<p>\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/notes.math.ca\/wp-content\/uploads\/elementor\/thumbs\/Fig4a-Young1871p1-rdaogo5raj595llo65ownehfw2m0l3oh912fhurcog.png\" title=\"Fig4a-Young1871p1\" alt=\"Fig4a-Young1871p1\" loading=\"lazy\" \/><br \/>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/notes.math.ca\/wp-content\/uploads\/elementor\/thumbs\/Fig4b-Young1871p27-rdaogwmb01gu239dsrcjrucl8jgbidm2a6xstcet4g.png\" title=\"Fig4b-Young1871p27\" alt=\"Fig4b-Young1871p27\" loading=\"lazy\" \/>\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<\/p>\n<h6><strong>Figure 4.<\/strong>\u00a0Young a apparemment ajout\u00e9 cette division des d\u00e9finitions de Simson en sections (p. 1) ainsi que la num\u00e9rotation des \u00e9tapes des d\u00e9monstrations, comme dans I.9 (p. 27), qui \u00e9taient <a href=\"https:\/\/archive.org\/details\/bub_gb_9zyy5_X8Im4C\/page\/n25\/mode\/2up\">pr\u00e9sent\u00e9es sous forme de paragraphes en prose<\/a> dans <em>The Elements of Euclid<\/em> et de nombreux autres manuels de g\u00e9om\u00e9trie. Archive Internet.<\/h6>\n<p><a href=\"https:\/\/en.wikisource.org\/wiki\/Dictionary_of_National_Biography,_1885-1900\/Potts,_Robert\">Robert Potts<\/a> (1805-1885) est devenu tuteur priv\u00e9 \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 de Cambridge apr\u00e8s avoir obtenu un BA (25e wrangler) en 1832 et une MA en 1835 au Trinity College. Il a \u00e9dit\u00e9 <em>The Elements of Euclid<\/em> pour les acad\u00e9mies en 1845 et a adapt\u00e9 le livre aux \u00e9coles l&rsquo;ann\u00e9e suivante en le destinant aux \u00ab classes juniors des \u00e9coles publiques et priv\u00e9es \u00bb. <em>Euclid\u2019s Elements of Geometry: The First Six Books, Chiefly from the Text of Dr. Simson<\/em> fut r\u00e9imprim\u00e9 au moins cinq fois \u00e0 Londres [7] ; les \u00e9diteurs am\u00e9ricains ont commenc\u00e9 \u00e0 publier l&rsquo;ouvrage en 1871 [8] ; et Adam Miller &amp; Company \u00e0 Toronto l&rsquo;a repris en 1876, imprimant \u00e0 la fois une version compl\u00e8te du texte (bas\u00e9e sur les troisi\u00e8me et cinqui\u00e8me \u00e9ditions de Potts, respectivement de 1850 et 1863) et une version abr\u00e9g\u00e9e ne contenant que le livre I [9 ; 10]. Les d\u00e9finitions, axiomes, postulats et propositions semblent provenir directement de l&rsquo;ouvrage de Simson, mais Potts a ajout\u00e9 de nombreuses notes \u00e0 la fin de chaque livre (par exemple, quatre pages sur les d\u00e9finitions du livre I). Il a \u00e9galement fourni de nombreuses questions pour approfondir la compr\u00e9hension des \u00e9l\u00e8ves, r\u00e9dig\u00e9 un essai intitul\u00e9 \u00ab On the Ancient Geometrical Analysis \u00bb (\u00e0 ce stade, j&rsquo;avoue que je me suis demand\u00e9e quel genre d&rsquo;adolescent pouvait encore suivre Potts) et inclus des probl\u00e8mes analytiques, des propositions suppl\u00e9mentaires et des exercices g\u00e9om\u00e9triques \u00e0 prouver par les \u00e9l\u00e8ves (figure 5). Par exemple, le livre I comportait \u00e0 lui seul 38 pages de mat\u00e9riel suppl\u00e9mentaire, tandis que 20 pages \u00e9taient ajout\u00e9es au livre II. Les livres XI et XII figuraient \u00e9galement dans le texte, bien qu&rsquo;ils n&rsquo;aient jamais \u00e9t\u00e9 mentionn\u00e9s sur les pages de titre de Potts. Venaient ensuite des indices et des explications pour les exercices g\u00e9om\u00e9triques. L&rsquo;\u00e9diteur a probablement ins\u00e9r\u00e9 des questions d&rsquo;examen de l&rsquo;universit\u00e9 de Toronto, qui ne figurent pas dans les versions imprim\u00e9es \u00e0 Londres et \u00e0 New York. Enfin, il y avait un index des exercices g\u00e9om\u00e9triques qui avaient \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9s lors des examens dans les coll\u00e8ges de l&rsquo;universit\u00e9 de Cambridge.<\/p>\n<p>\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/notes.math.ca\/wp-content\/uploads\/elementor\/thumbs\/Fig5a-Potts1876ap68-rdaoircuha06yekfz2726vibewbdovz07d99vznuuo.png\" title=\"Fig5a-Potts1876ap68\" alt=\"Fig5a-Potts1876ap68\" loading=\"lazy\" \/><br \/>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/notes.math.ca\/wp-content\/uploads\/elementor\/thumbs\/Fig5b-Potts1876aAppendixp1-rdaol22n6p5fc38ak1y8aamvoszoi93duqo04c97n4.png\" title=\"Fig5b-Potts1876aAppendixp1\" alt=\"Fig5b-Potts1876aAppendixp1\" loading=\"lazy\" \/>\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<\/p>\n<h6>Figure 5.\u00a0Probl\u00e8mes analytiques de Potts pour le livre I (p. 68) et premi\u00e8re page des questions d&rsquo;examen de l&rsquo;Universit\u00e9 de Toronto (annexe, p. 1). Archive Internet.<\/h6>\n<p>Pour d\u00e9crire et expliquer de mani\u00e8re exhaustive l&rsquo;utilisation du manuel de Simson au Canada, il faudrait effectuer un travail consid\u00e9rable dans les archives religieuses et \u00e9ducatives : que disent les registres scolaires et minist\u00e9riels sur la p\u00e9riode et les lieux o\u00f9 <em>The Elements of Euclid<\/em> \u00e9tait un manuel obligatoire ? Quels enseignants ou professeurs ont \u00e9voqu\u00e9 leur enseignement de la g\u00e9om\u00e9trie dans leur correspondance et leurs articles ? D&rsquo;anciens \u00e9l\u00e8ves ont-ils mentionn\u00e9 leurs exp\u00e9riences en classe \u00e0 des membres de leur famille ou \u00e0 des coll\u00e8gues ? Quels changements dans le contenu et les philosophies d&rsquo;enseignement sont r\u00e9v\u00e9l\u00e9s par la comparaison ligne par ligne des textes ? Comment les annotations manuscrites sur les exemplaires qui ont surv\u00e9cu indiquent-elles les sujets abord\u00e9s et la rapidit\u00e9 avec laquelle ils l&rsquo;ont \u00e9t\u00e9 ? Des questions comme celles-ci sur Robert Simson aux \u00c9tats-Unis m&rsquo;ont conduit \u00e0 r\u00e9diger ma th\u00e8se [1] et \u00e0 mener une carri\u00e8re consacr\u00e9e \u00e0 la compr\u00e9hension de l&rsquo;histoire de l&rsquo;enseignement des math\u00e9matiques, qui s&rsquo;\u00e9tend d\u00e9sormais sur plus de trente ans&#8230; et qui a inclus l&rsquo;analyse de dizaines de manuels de g\u00e9om\u00e9trie aussi excentriques qu&rsquo;intellectuels.<\/p>\n<p><strong>R\u00e9f\u00e9rences<\/strong><\/p>\n<p>[1] Ackerberg-Hastings, Amy. (2000) <a href=\"https:\/\/dr.lib.iastate.edu\/handle\/20.500.12876\/66062\">Mathematics is a Gentleman\u2019s Art: Analysis and Synthesis in American College Geometry Teaching, 1790\u20131840<\/a>. Ph.D. diss., Iowa State University.<\/p>\n<p>[2] Ackerberg-Hastings, Amy. (2023) <a href=\"https:\/\/link.springer.com\/chapter\/10.1007\/978-3-031-21494-3_8\">Analysis and Synthesis in Robert Simson\u2019s<em> The Elements of Euclid<\/em><\/a>. In <em>Research in History and Philosophy of Mathematics: The CSHPM 2021 Volume<\/em>, edited by Maria Zack and David Waszek, 133\u2013147. Annals of the Canadian Society for History and Philosophy of Mathematics. Birkh\u00e4user.<\/p>\n<p>[3] Archibald, Thomas, and Louis Charbonneau. (1995) Mathematics in Canada before 1945: A preliminary survey. In <a href=\"https:\/\/www2.cms.math.ca\/Publications\/BookSeries\/50th\/CMS50.1.html\"><em>Mathematics in Canada<\/em><\/a>, edited by Peter Fillmore, vol. 1, 1\u201390. Ottawa: Canadian Mathematical Society. Reprinted (2005) in <a href=\"https:\/\/link.springer.com\/chapter\/10.1007\/0-387-28272-6_7\"><em>Mathematics and the Historian\u2019s Craft: The Kenneth O. May Lecture<\/em><\/a><em>s<\/em>, edited by Glen Van Brummelen and Michael Kinyon, 141\u2013182. <em>CMS Books in Mathematics.<\/em> New York: Springer.<\/p>\n<p>[4] Burnett, John. (1983) <a href=\"https:\/\/www.proquest.com\/openview\/f8706149ea5dbfd393a4d166877a3649\/1?cbl=1817457&amp;pq-origsite=gscholar\">Robert Simson\u2019s Euclid and the Foulis Press<\/a>. <em>Bibliotheck<\/em> 11, 136\u2013148.<\/p>\n<p>[5] Gibson, G. A. (1927\u20131929) <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1017\/S0013091500007276\">Sketch of the History of Mathematics in Scotland to the end of the 18th Century<\/a>. <em>Proceedings of the Edinburgh Mathematical Society<\/em> 2nd ser., 1, 1\u201318, 71\u201393.<\/p>\n<p>[6] Orenstein, David. (2007) The Archival Record of Mathematical Sciences in Nouvell-France and Bas-Canada. <a href=\"https:\/\/www.cshpm.org\/archives\/proceedings\/proceedings_2007.pdf\"><em>Proceedings of the Canadian Society for History and Philosophy of Mathematics<\/em><\/a> 20, 200\u2013204.<\/p>\n<p>[7] Potts, Robert (1859) <a href=\"https:\/\/archive.org\/details\/euclidselements00unkngoog\/page\/n6\/mode\/2up?q=simson\"><em>Euclid\u2019s Elements of Geometry: The First Six Books, Chiefly from the Text of Dr. Simson: The School Edition<\/em><\/a><em>.<\/em> 5th ed. London: John W. Parker and Son.<\/p>\n<p>[8] Potts, Robert (1871) <a href=\"https:\/\/archive.org\/details\/euclidselementso00pottuoft\/page\/n3\/mode\/2up\"><em>Euclid\u2019s Elements of Geometry: The First Six Books, Chiefly from the Text of Dr. Simson<\/em><\/a><em>.<\/em> Reprint of 1859 5th edition. New York: John F. Trow.<\/p>\n<p>[9] Potts, Robert. (1876a) <a href=\"https:\/\/archive.org\/details\/potts-euclid\/mode\/2up\"><em>Euclid\u2019s Elements of Geometry: The First Six Books, Chiefly from the Text of Dr. Simson<\/em><\/a><em>. <\/em>Reprint of the 1863 printing of the 5th edition. Toronto: Adam Miller &amp; Co.<\/p>\n<p>[10] Potts, Robert. (1876b) <a href=\"https:\/\/babel.hathitrust.org\/cgi\/pt?id=aeu.ark:\/13960\/t2n59j850&amp;seq=6\"><em>Euclid\u2019s Elements of Geometry: Book I<\/em><\/a><em>.<\/em> Toronto: Adam Miller &amp; Co.<\/p>\n<p>[11] Simson, Robert. (1756) <a href=\"https:\/\/archive.org\/details\/bub_gb_9zyy5_X8Im4C\/page\/n1\/mode\/2up\"><em>The Elements of Euclid, viz. The First Six Books, Together with the Eleventh and Twelfth<\/em><\/a><em>.<\/em> Glasgow: Robert and Andrew Foulis<em>.<\/em> Simultaneously published in Latin as <a href=\"https:\/\/archive.org\/details\/euclidiselemento00eucl\/page\/n5\/mode\/2up\"><em>Euclidis Elementorum, Libri Priores Sex, Item Undecimus et Duodecimis<\/em><\/a><em>.<\/em> Glasgow: Robert and Andrew Foulis.<\/p>\n<p>[12] Young, Francis. (1858) <a href=\"https:\/\/books.google.com\/books?id=-psCAAAAQAAJ&amp;printsec=frontcover&amp;source=gbs_ge_summary_r&amp;cad=0#v=onepage&amp;q&amp;f=false\"><em>Scripture History: The Pentateuch<\/em><\/a><em>.<\/em> Routledge\u2019s Educational Manuals. London: Routledge &amp; Co.<\/p>\n<p>[13] Young, Francis. (1871) <a href=\"https:\/\/archive.org\/details\/euclidsele71west00eucluoft\/page\/n3\/mode\/2up\"><em>Euclid\u2019s Elements of Geometry, Book I, Based on Simson\u2019s Text with Explanatory Remarks<\/em><\/a>. Toronto: James Campbell &amp; Son.<\/p>\n<p><em>Amy Ackerberg-Hastings is co-editor of <\/em><a href=\"https:\/\/www.cshpm.org\/archives\/cmsnotescolumn.php\"><em>CSHPM Notes<\/em><\/a><em>, Content Editor of the <\/em><a href=\"https:\/\/www.cshpm.org\/archives\/bulletins.php\"><em>CSHPM <\/em>Bulletin<\/a><em>, and co-editor of <\/em><a href=\"https:\/\/maa.tandfonline.com\/journals\/ucnv20\">MAA Convergence<\/a><em>. She has written numerous articles on Robert Simson, John Playfair, and the use of their geometry textbooks in Scotland and the United States.<\/em><\/p>\n","protected":false},"author":11,"template":"","section":[64],"keyword":[517,508],"class_list":["post-20429","article","type-article","status-publish","hentry","section-notes-de-la-schpm","keyword-histoire-des-mathematiques-canadiennes","keyword-primary-sources-fr"],"toolset-meta":{"author-4-info":{"author-4-surname":{"type":"textfield","raw":""},"author-4-given-names":{"type":"textfield","raw":""},"author-4-honorific":{"type":"textfield","raw":""},"author-4-institution":{"type":"textfield","raw":""},"author-4-email":{"type":"email","raw":""},"author-4-cms-role":{"type":"textfield","raw":""}},"author-3-info":{"author-3-surname":{"type":"textfield","raw":""},"author-3-given-names":{"type":"textfield","raw":""},"author-3-honorific":{"type":"textfield","raw":""},"author-3-institution":{"type":"textfield","raw":""},"author-3-email":{"type":"email","raw":""},"author-3-cms-role":{"type":"textfield","raw":""}},"author-2-info":{"author-2-surname":{"type":"textfield","raw":""},"author-2-given-names":{"type":"textfield","raw":""},"author-2-honorific":{"type":"textfield","raw":""},"author-2-institution":{"type":"textfield","raw":""},"author-2-email":{"type":"email","raw":""},"author-2-cms-role":{"type":"textfield","raw":""}},"author-info":{"author-surname":{"type":"textfield","raw":"Ackerberg-Hastings"},"author-given-names":{"type":"textfield","raw":"Amy"},"author-honorific":{"type":"textfield","raw":""},"author-email":{"type":"email","raw":"aackerbe@verizon.net"},"author-institution":{"type":"textfield","raw":"MAA Convergence"},"author-cms-role":{"type":"textfield","raw":"Co-editor of CSHPM Notes"}},"unknown":{"downloadable-pdf":{"type":"file","raw":"https:\/\/notes.math.ca\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/12-Robert-Simson-au-Canada-\u2013-Notes-de-la-SMC_compressed.pdf","attachment_id":20436},"article-toc-weight":{"type":"numeric","raw":"5"},"author-surname":{"type":"textfield","raw":"Ackerberg-Hastings"},"author-given-names":{"type":"textfield","raw":"Amy"}}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/notes.math.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/article\/20429","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/notes.math.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/article"}],"about":[{"href":"https:\/\/notes.math.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/article"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/notes.math.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/11"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/notes.math.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/article\/20429\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":20433,"href":"https:\/\/notes.math.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/article\/20429\/revisions\/20433"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/notes.math.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=20429"}],"wp:term":[{"taxonomy":"section","embeddable":true,"href":"https:\/\/notes.math.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/section?post=20429"},{"taxonomy":"keyword","embeddable":true,"href":"https:\/\/notes.math.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/keyword?post=20429"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}