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Dans le numéro de septembre 2021, j’ai écrit : « La plupart des universités canadiennes n’exigent pas de vaccination ni pour les professeur.e.s ni pour les étudiant.e.s qui souhaitent retourner sur le campus cet automne. » Je suis content de voir que ma spéculation était déjà datée au moment de la publication du numéro. Plusieurs universités à travers le pays ont suivi l’exemple de College Seneca et ont mis en place un mandat robuste de vaccination, souvent plus solide que ceux mis en œuvre par les gouvernements provinciaux. Dans certains cas, c’est l’administration de l’université qui a pris l’initiative, et, comme d’habitude, la pression des syndicats d’étudiant.e.s et de professeur.e.s a été l’élément déclencheur.

La Saint Mary’s University  (comme plusieurs autres universités) exige maintenant une preuve de vaccination, sinon le test de dépistage deux fois par semaine. Je ne veux pas minimiser les défis de la mise en œuvre de tels protocoles. L’Université a dû prendre en compte différents systèmes de vaccination des différents pays, à court préavis, pour établir un délai de vaccination qui est, d’une part, juste et, d’autre part, protège tout le monde. La vaccination est offerte sur le campus à ceux et celles qui en ont besoin. Des centaines d’individus ont apparemment profité de ce service.

Ces mesures fonctionnent-elles? L’Université a aussi mis en place un système de vérification pour suivre le nombre des individus vaccinés sur campus. 93% d’individus sur le campus de l’université sont vaccinés selon les nombres d’hier. Ce chiffre nous rassure que la session pourrait continuer de façon plus ou moins normale pour la plupart d’entre nous. Mais ce ne sont pas toutes les personnes qui ont eu la chance; des étudiant.e.s internatinoal.e.s n’ont pas pu voyager et ont dû suivre les cours en ligne. Or, pour la majorité des étudiant.e.s, cette année doit se dérouler beaucoup plus normale que celle précédente. Et selon les reportages médiatiques, notre université n’est pas singulière en ce sens : la plupart des universités canadiennes prennent la vaccination et d’autres précautions de la pandémie au sérieux.

J’écris ce texte en septembre. Lorsque vous le lisez, vous saurez si mes propos font preuve du suroptimisme. Or, pour le moment – les chiffres sont prometteurs.