Lauréat.es 2021 des prix de la SMC

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Décembre 2021 (tome 53, no. 6)

Prix Adrien-Pouliot

Joseph Khoury (Université d’Ottawa)

Au cours des deux dernières décennies, Joseph a travaillé sans relâche pour promouvoir les mathématiques et leur enseignement à l’Université d’Ottawa, au sein de la communauté locale et au niveau national. Pédagogue talentueux et dévoué, Joseph a remporté le prix 2020 d’Excellence en enseignement de mathématiques et le prix 2017 de Graham-Wright pour service méritoire de la Société mathématique du Canada. M. Khoury a créé une mine de ressources pour ses étudiant.e.s et ses collègues.

Le professeur Khoury a également joué un rôle important dans la promotion des mathématiques au niveau national. Notamment, Joseph a rempli plusieurs mandats en tant que président du Comité d’éducation et
du Comité de bilinguisme de la Société mathématique du Canada. Son expérience en tant qu’organisateur d’un camp mathématique très réussi à l’Est de l’Ontario l’a guidé dans son travail de coordinateur de près de
deux douzaines des camps organisés chaque année à travers le pays. Il a aussi apporté une voix forte pour les mathématiques au Prix du premier ministre pour l’excellence dans l’enseignement des STIM. Il a fait
pression pour qu’il ait une reconnaissance similaire pour les enseignant.e.s des niveaux collégial et universitaire. Il a aussi siégé au comité de la réforme du Musée national des sciences et de la technologie, élaborant un plan pour créer une exposition temporaire qui souligne les mathématiques au Canada. Joseph a également été membre du groupe national de discussion pour rehausser la visibilité des mathématiques au Canada.

En plus des activités susmentionnées, il a co-écrit deux ouvrages: The Mathematics that Power our World, How is it Made? et Jim Totten’s Problems of the Week. Ces ouvrages abordent la beauté des mathématiques et le rôle important qu’elles jouent dans notre société moderne.

Prix Graham-Wright pour service méritoire 

Kseniya Garaschuk (UFV)

Kseniya Garaschuk s’est distinguée par ses contributions importantes à la communauté canadienne de mathématiques et plus particulièrement à la Société mathématique du Canada (SMC). Elle a siégé au Comité étudiant de la SMC (StudC) en tant que présidente de 2009 à 2015, au conseil d’administration de la SMC en tant que directrice étudiante de 2009 à 2013, au comité de rédaction de Aime-T-On les Mathématiques (ATOM) de 2016 à 2020. Elle siège au comité de rédaction des Notes de la SMC depuis 2018 et au Comité d’éducation de la SMC depuis 2014. Dans le cadre de sa participation à ce dernier, elle a aussi contribué à la sélection des lauréat.e.s du Prix d’excellence en enseignement et du Prix Adrien-Pouliot. L’un des rôles les plus importants de Kseniya au sein de la SMC a été son implication au Crux Mathematicorum. Son travail acharné montre à quel point elle tient ce projet à cœur et croit à l’importance de la publication pour la communauté mathématique mondiale.

Kseniya a commencé à organiser des camps et des évènements mathématiques en tant qu’étudiante d’études supérieures. Plusieurs initiatives importantes du StudC (qui continuent à ce jour) ont été créées par Kseniya, dont la présentation par affiche aux réunions semi-annuelles de la SMC, Notes from the Margin (le bulletin du StudC) et l’introduction du Guidebook, la brochure virtuelle des réunions de la SMC.

Elle a été l’une des organisatrices principales de Fraser Valley Math Education Sq’ep (2019 et 2020), un évènement communautaire qui explore les savoirs et les stratégies pédagogiques mathématiques des peuples autochtones. Elle a aussi été l’une des organisatrices principales de la Réunion de la SMC sur la recherche et l’éducation au temps de la COVID-19 qui a eu lieu en juillet 2020.

Prix G. de B. Robinson

Catalin Badea (Lille I)
Vincent Devinck (Artois)
Sophie Grivaux (Laboratoire Paul Painlevé)

Catalin Badea, Vincent Devinck et Sophie Grivaux  sont primé.e.s pour leur article intitulé « Escaping a Neighborhood Along a Prescribed Sequence in Lie groups and Banach Algebras » (Bulletin canadien de mathématiques; 63(3), 2020, pp. 484-505).

Cet article établit des liens entre différents domaines d’analyse et d’algèbre. L’article concerne une classe de suites d’entiers possédant des propriétés remarquables, appelées suites de Jamison, et présente plusieurs caractérisations de ces suites en termes de groupes de Lie, d’algèbres normées et d’opérateurs sur les espaces de Hilbert. Le travail mené par les trois récipiendaires est un excellent exemple d’analyse quantitative rigoureuse. Les auteurs exploitent les théories susmentionnées afin d’étudier en profondeur les suites de Jamison et certaines de leurs applications.

Catalin Badeaa étudié trois ans les mathématiques en Roumanie, à l’Université de Bucarest, et il a continué après ses études en France, à l’Université Paris-Sud, Orsay (actuellement l’Université Paris-Saclay). Il a obtenu son doctorat à Orsay en 1995 sous la direction de Jean-Pierre Kahane. Badea est à présent professeur de classe exceptionnelle à l’Université de Lille. Il a publié une soixantaine d’articles, dirigé huit doctorants, enseigné une multitude de cours et eu plusieurs responsabilités administratives.

 Dr. Vincent Devinck  a soutenu son doctorat, supervisé par Catalin Badea et Sophie Grivaux, en 2012 à l’Université de Lille. Depuis, il est enseignant en Classe Préparatoire aux Grandes Écoles, actuellement au Lycée Mariette à Boulogne-sur-Mer (filière MPSI) et chercheur associé au Laboratoire de Mathématiques de Lens, à l’Université d’Artois.

Dr. Sophie Grivaux est Directrice de Recherches au CNRS et travaille au Laboratoire Paul Painlevé de l’Université de Lille, en France. Elle a rejoint le CNRS en 2004 après avoir obtenu son doctorat à l’Institut de Mathématiques de Jussieu à Paris sous la direction de Gilles Godefroy. Ses intérêts mathématiques comprennent différents aspects de l’analyse fonctionnelle et des systèmes dynamiques. Elle s’intéresse notamment aux problèmes qui se situent à la frontière de ces deux domaines.

Prix de doctorat Blair-Spearman de la SMC

Christopher Liaw (Toronto)

Christopher Liaw est un chercheur exceptionnel dont la recherche a contribué de façon fondamentale aux fondations mathématiques de l’apprentissage automatique. Sa thèse de doctorat adresse deux problèmes importants en apprentissage machine théorique.

Le premier problème concerne l’identification de la complexité d’échantillonnage des mélanges de gaussiennes ─ un problème ouvert qui persiste depuis longtemps et dont les solutions précédentes nécessitaient des suppositions supplémentaires. En collaboration avec Hassan Ashtiani, Shai Ben-David, Nick Harvey, Abbas Mehrabanian et Yaniv Plan, Liaw a pu présenter une caractérisation précise avec un minimum de suppositions. De plus, cette recherche a développé un nouvel outil pour l’apprentissage de distribution qui a depuis été appliqué afin de donner la complexité d’échantillonnage pour l’apprentissage des autres classes de distributions. Le résultat a été le prix 2018 de NeurIPS pour le meilleur article, une distinction extraordinaire.

Pour ce qui est du deuxième problème, relatif à l’apprentissage virtuel, Christopher Liaw considère les prévisions en ligne appuyées des conseils d’expert, ce qui est un modèle classique en théorie d’apprentissage. Il s’agit alors de trouver l’algorithme optimal qui choisit la distribution de la probabilité des experts selon laquelle chaque jour un expert reçoit la récompense et l’algorithme reçoit la récompense pour la distribution choisie. L’objectif est l’égalité (ou presque) entre le nombre total de récompenses reçues par l’algorithme à un moment donné et le nombre maximum de récompenses reçues par les experts audit moment. On sait depuis des décennies qu’il existe un algorithme dont la récompense est 𝑂(√𝑡 ln 𝑛) fois plus petite que le nombre de récompenses de l’expert et que cela est optimal jusqu’au nombre de constantes. La question ouverte de trouver la constante optimale a été posée depuis 1997. La recherche de Liaw (en collaboration avec Nick Harvey, Ed Perkins et Sikander Randhawa) a résolu ce problème pour n = 2.

Christopher Liaw a obtenu son doctorat à l’University of British Columbia en 2020 sous la direction de Nicholas Harvey. Il a reçu plusieurs prix, dont le Prix NeurIPS pour le meilleur article et les bourses CGS-M, PGS-D et PDF du CRSNG. Il a un dossier impressionnant de publication qui comprend trois articles dans des revues et dix communications aux colloques de sciences informatiques. Il est actuellement un chercheur postdoctoral à l’Université de Toronto.

Krieger-Nelson Prize

Anita Layton (Waterloo)

Mme Layton a été reconnue comme une chercheuse influente en mathématiques appliquées à l’intersection du calcul mathématique et des sciences biomédicales avec un impact direct sur les soins de santé cliniques. Elle est l’auteure de plus de 170 articles publiés dans des revues prestigieuses des mathématiques appliquées, de la physiologie et de la médecine.

En plus de son travail innovateur en biologie mathématique, Madame Layton a également publié de nombreuses études percutantes en dynamique des fluides computationnelle, et plus précisément sur les méthodes de calcul pour les problèmes d’interaction des structures fluides. Selon cette méthode, un objet déformable est immergé dans un fluide incompressible de sorte que l’objet se déplace avec le fluide tout en lui exerçant des forces. Ces problèmes sont notoirement difficiles à résoudre, tant sur le plan analytique que sur le plan informatique. Anita Layton a été à l’avant-garde de la recherche et l’élaboration de méthodes numériques qui préservent une couche limite marquée. À titre d’exemple, elle a été la première chercheuse à présenter une analyse rigoureuse de la méthode d’interface immergée de Li et de LeVeque avec son ancien collègue, Tom Beale.

L’expertise d’Anita Layton dans le domaine de systèmes d’équations d’advection-diffusion non linéaires et d’équations algébriques a nourri en partie son programme de recherche de longue date sur la fonction rénale et plus particulièrement sur la capacité du rein à concentrer le sel et d’autres produits dans le flux sortant. Elle a notamment abordé de problèmes importants de physiologie et de médecine, et a rectifié de fausses perceptions sur la fonction rénale répandues pendant des années dans les manuels universitaires. Travaillant avec des physiologistes rénaux, Layton a élaboré un modèle d’échange des fluides et des solutés dans le rein qui rend compte de sa capacité de concentration. Elle a développé un résolveur numérique rapide qui s’est avéré vital puisqu’il a facilité l’étude des paramètres sensibles entraînant de nombreuses répétitions de stimulations qui auraient autrement été longues et chères.

En effet, le travail d’Anita Layton a inspiré de nouvelles études expérimentales et cliniques dans le domaine de la physiologie rénale et des soins de santé qui y correspondent. Ses recherches ont aussi mis en évidence l’importance des différences entre les sexes dans le modèle mathématique des systèmes biologiques.

 

Prix Coxeter-James 

Luke Postle (Waterloo)

Luke Postle s’est établi comme un chercheur important en coloration de graphe. Il a publié dans des revues prestigieuses telles que Journal of Combinatorial Theory B (JCTB), Combinatorica, et Journal of Graph Theory, et a livré des conférences lors des congrès et dans les cadres universitaires partout dans le monde. Il a réalisé des développements innovants dans de nombreuses conjectures célèbres en coloration de graphe, dont la Conjecture de Hadwiger, ainsi que celles de Goldberg-Seymour, de Reed et de Jaeger.

Luke Postle a amorcé un changement de paradigme en matière de coloration de graphe en proposant une nouvelle généralisation du concept de coloration. En effet, en 2015 Luke Postle et Zdenek Dvorak, son collaborateur, ont introduit dans un article publié dans JCTB le concept de coloration de correspondance qui est désormais désigné par la communauté sous l’appellation DP-coloration en leurs noms. Les colorations de correspondances constituent une généralisation des colorations sur listes. Ces dernières, qui généralisent elles-mêmes les colorations, ont été introduites par Erdös, Rubin et Taylor dans les années 1970 et font maintenant l’objet de plus d’un millier d’articles. Dans les colorations sur listes, chaque sommet se voit assigner une liste à partir de laquelle il doit être coloré. Dans les colorations de correspondance, en revanche, on remplace, par abstraction, toute notion « globale » de couleur par une notion « locale », propre à chaque sommet. Une telle généralisation peut être utilisée à des fins d’induction pour solutionner des problèmes de coloration de listes, comme ce fut le cas lorsque ce concept fut utilisé pour démontrer une conjecture qui était en suspens depuis 15 ans et stipulant que les graphes planaires sans cycles de longueurs 4 à 8 sont 3-L-colorables. Depuis lors, leur article a – selon Google scholar – cumulé pas moins de 86 citations en 3 ans ce qui lui a valu au sommet du palmarès publié sur le site de JCTB des articles cités le plus souvent depuis janvier 2018. Les colorations de correspondance ont été utilisées pour résoudre plusieurs problèmes en suspens en plus d’avoir été étudiées en eux-mêmes, c’est-à-dire en tant que forme naturelle de coloration. À titre d’exemple, les colorations de correspondance ont joué un rôle clé dans les recherches menées par Luke Postle sur la conjecture de Reed.

Jeffery-Williams Prize

Joel Kamnitzer (Toronto)

Joel Kamnitzer est un chef de file mondial dans le domaine de la théorie des représentations géométriques. Il a à son actif des contributions les plus originales et les plus importantes des 20 dernières années dans ce domaine.

Son champ de recherche se qualifie comme une interface entre l’algèbre, la géométrie et la physique mathématique moderne. Parmi ses plus récents intérêts de recherche figurent le programme de catégorification et les problèmes algébriques de la physique mathématique moderne.

L’un des points saillants des recherches du professeur Kamnitzer est une approche inédite en homologie des espaces de noeuds reposant sur l’étude de la Grassmanienne affine, une variété de dimension infinie comptant parmi les principaux objets d’étude en théorie géométrique des représentations actuelle. Il a notamment élaboré une approche géométrique de catégorification de l’homologie des espaces de noeuds.

Une autre des principales contributions du professeur Kamnitzer porte sur la dualité symplectique et concerne la quantification de certaines tranches de la Grassmannienne affine.

M. Kamnitzer a remporté le prix André Aisenstadt du CRM en 2011. Il a été titulaire d’une bourse Simons et de la bourse commémorative E.W.R. Steacie. Joel Kamnitzer a publié de nombreux articles dans des revues prestigieuses et délivre régulièrement des conférences aux évènements mathématiques internationaux. Il a également remporté des prix d’enseignement et est un enseignant influent, ayant dirigé 14 doctorant.e.s et 11 étudiant.e.s à la maîtrise.

Joel Kamnitzer est un mathématicien de classe mondiale dont l’influence a contribué à l’avancement des mathématiques modernes. La SMC est fière de lui remettre le prix Jeffery-Williams 2021.

Cathleen Synge Morawetz Prize

Ailana Fraser (UBC) and Marco Gualtieri (Toronto)

Ailana Fraser est une mathématicienne exceptionnelle dans le domaine de la géométrie différentielle et de l’analyse géométrique. Le Prix Cathleen-Synge-Morawetz lui est décerné pour une série d’articles qui élaborent le lien entre la théorie des surfaces minimales bornées sans bords et les problèmes extrêmaux des valeurs propres de Steklov sur les variétés riemanniennes. Cette recherche recouvre plusieurs domaines différents, dont le calcul géométrique des variations, la géométrie conforme et les équations aux dérivées partielles. Elle a ouvert de nouvelles pistes de recherche inattendues. Les points saillants de cette recherche sont abordés, entre autres, dans trois publications principales :

  1. Ailana Fraser and Richard Schoen, The first Steklov eigenvalue, conformal geometry,  and minimal surfaces, Advances in Mathematics 226 (2011), no. 5, 4011-4030.
  2. Ailana  Fraser and  Richard Schoen, Sharp  eigenvalue  bounds  and  minimal  surfaces  in  the ball, Inventiones  Mathematicae 203 (2016), no.  3, 823-890.
  3. Ailana  Fraser and  Richard Schoen, Shape optimization for the Steklov problem in higher dimensions, Advances in  Mathematics 348 (2019), 146-162.

Marco Gualtieri i

Marco Gualtieri est un mathématicien exceptionnel dans les domaines de la géométrie différentielle et de la géométrie complexe. Le Prix Cathleen Synge Morawetz lui est remis pour son travail sur les fondations des structures complexes généralisées. Son travail tisse de nouveaux liens entre la géométrie symplectique et la géométrie complexe en mettant en oeuvre l’étude d’une classe de variétés interpolant entre des variétés symplectiques et des variétés complexes. Cette théorie a de nombreuses applications dans les domaines de la symétrie miroir et de la théorie des cordes. L’article principal du professeur Gualtieri qui traite de ces sujets et pour lequel il a reçu le Prix est

Marco Gualtieri, Generalized complex manifolds, Annals of Mathematics 174 (2011), no. 1, 75–123.

Excellence in Teaching Award

Alfonso Gracia-Saz (Toronto)

Alfonso Gracia-Saz (UofT) a été le lauréat 2021 du Prix d’excellence en enseignement de la SMC. 

Il est dit que lorsque le professeur Gracia-Saz enseigne, il réinvente l’enseignement. Sa méthodologie pédagogique pour le fameux cours MAT137 (« Calcul avec preuves ») de l’Université de Toronto met en évidence son style dynamique d’enseignement. La façon dont il réorganise le cours, son souci du détail, ses célèbres ensembles de problèmes et ses conférences et ses capsules vidéos inspirantes ont apporté un niveau d’énergie impressionnant à ce cours difficile dont l’enseignement est encore plus complexe pendant la pandémie. Un deuxième exemple qui témoigne des aptitudes supérieures de M. Gracia-Saz est son programme de formation d’enseignant.e.s à l’Université de Toronto. Élaboré par lui, ce programme est maintenant déployé pour la formation de tou.te.s les assistant.e.s d’enseignement au département de mathématiques.

Selon son collègue à l’Université de Toronto, le professeur Galvao-Sousa, M. Garcia-Saz « fait partie de ce rare groupe d’enseignant.e.s qui non seulement possèdent des connaissances et la créativité, mais sont aussi doté.e.s d’une personnalité chaleureuse et dynamique qui leur permet d’enseigner d’une manière naturelle qui élimine toute barrière entre professeur.e et étudiant.e. »

Au cours de treize dernières années, M. Gracia-Saz a été enseignant et coordonnateur académique des camps mathématiques Canada/US. Sa chaîne YouTube sur le calcul contient 200 vidéos et compte plus de 10 000 abonné.e.s et 2 millions vues. Il est présentement actif au sein des programmes de sensibilisation aux mathématiques à travers des concours, des camps, des expo-sciences et de la recherche de premier cycle. Il a travaillé dans le cadre d’un projet de l’université en prison (en cours actuellement au collège Mount Tamalpais) en Californie et a écrit une pièce de théâtre mathématique. Avec son conjoint, Nick, ils aiment la contredanse, la cuisine, et les jeux complexes de la société.

La Société mathématique du Canada a perdu M. Gracia-Saz à la COVID-19 en 2021. Il a été un mentor et une inspiration à de nombreux.ses enseignant.es de mathématiques. La SMC continuera à honorer sa mémoire. 

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